jeudi 20 février 2014

LA FEMME QUI MARCHE DANS HAZMIEH

Photo Josyane Boulos

Je la croise tous les jours. A n’importe quelle heure. Par n’importe quel climat. Que je sorte de chez moi, que je revienne chez moi, que j’aille faire des courses.

Moi au volant, elle à pied.

Inlassablement elle marche. Depuis des années elle arpente les rues avec sa canne à la main d’un pas énergique, des jambes élancées à rendre jaloux n’importe quel top modèle. Parfois elle fait les poubelles. Ce doit être sa pause avant de reprendre sa marche.

Je n’ai jamais voulu l’arrêter pour lui demander qui elle est ? D’où elle venait ? Et pourquoi elle marchait autant ? Je sens que ce serait une intrusion à sa liberté. A son vagabondage sans but.

Quand je la vois marcher les yeux dans le vague, slalomant entre les trous et les voitures mal garées, ignorant les klaxons et la pollution, j’imagine qu’elle élimine dans sa tête le béton, l’asphalte, les immeubles, la ferraille, le bruit et qu’elle les remplace tous les jours selon son humeur, par des paysages sereins, des montagnes enneigées, des forêts luxuriantes, des jardins fleuris, des plages au sable blanc, des steppes arides et des déserts torrides.

Je marche seul
Dans les rues qui se donnent
Et la nuit me pardonne, je marche seul
En oubliant les heures,
Je marche seul
Sans témoin, sans personne
Que mes pas qui résonnent, je marche seul
Acteur et voyeur
 (Jean-Jacques Goldman)

Inlassablement elle voyage.

Loin de nous, loin de tout. Loin du web, loin du cellulaire, loin de la télé, loin des médias, loin des barbus et des tondus.

Libre.


jeudi 16 janvier 2014

BOMBE NUCLEAIRE...



La plus belle invention du siècle (enfin du 20eme) c’est Internet et avec lui le chat qui nous garde en contact avec les gens qu’on aime, puisque la moitié est partie ailleurs vivre tranquillement.
Parce que depuis un moment, nous Libanais vivons dans l’angoisse d’une voiture piégée. Que dis-je! de plusieurs! Un moment? Je suis optimiste… une vie plutôt ! Les malls sont désertés, les embouteillages plus légers (sauf quand les journaliers de l’EDL bloquent la voie rapide de Daoura…), les boutiques vides même en période de soldes… Bref un poids lourd sur nos épaules et forcément une atmosphère de légère déprime dans l’air.
Donc le Chat. Un souffle. On peut se plaindre sereinement à ceux qui n’ont pas les mêmes angoisses que nous. Extrait d’une conversation avec un excellent ami qui vit a Dubaï, banlieue de Beyrouth ;) 

-        hello habibi!! Comment vas-tu?
-        Ca va et toi? Tout roule à Dubaï?
-        Oui, oui ca va
-        Au boulot je suppose?
-        Oui absolument
-        Moi je suis encore au lit…
-        A cette heure ci?
-        Oui… je deviens de plus en plus paresseuse. Plus la patience de rien ni de personne.
-        C’est horrible a Beyrouth n’est ce pas?
-        La même merde depuis toujours. Tout le monde prétend que ca ira, ca va, on met nos masques et on survit… Tout est faux…
-        Et la solution est?...
-        Une bombe nucléaire?
-        Ha ha ha , NOOOOO. Les bons et les mauvais partiront…
-        Alors la solution : Un gouvernement pacifique et démocratique en Syrie, la paix avec Israël, la création d’un état palestinien, le retour des palestiniens chez eux, le retour des refugies syriens chez eux, un gouvernement libanais laïque et libre, des institutions non corrompues, pas d’autre armée que l’armée libanaise.
-        Aha… je dirais que tu as raison : bombe nucléaire…

mardi 1 octobre 2013

LE PETIT VIEUX DE SODECO



 
Omar

Un petit Village

Sama Beirut vu du "Village"


Il s’appelle Omar. D’un âge indéfini. Il habite un coin de village à Sodeco, en plein jungle urbaine. Un petit village au fond d’une impasse, oublié par les promoteurs avides de destruction et de « moderne ».

Je suis née à Sodeco. Avant la guerre dite civile. J’y ai connu les francs-tireurs, les abris, les soldats de tout bord, la peur mais aussi l’amitié, les fous-rires, la solidarité.
Au bas de « mon » immeuble, (que nous avons déserté en 1982), il y avait une pâtisserie. « La Pauline ». Je n’ai jamais su pourquoi ce nom. Le pâtissier y vendait de délicieux « Atayef ».  Aucun des 3 n’existe plus.

Dans cette impasse donc, habite Omar. Et mes bureaux sont juste à côté. J’ai pris l’habitude de me garer dans ce petit coin tranquille.
Un jour, curieux, Omar m’adresse la parole.
- Tu habites dans le coin ? 
- Non, je travaille juste à côté. Mais j’ai longtemps habité ici. Je ne sais pas si tu te rappelles, l’immeuble ou il y avait la pâtisserie la Pauline ?
- Bien sur que je me rappelle. Elle appartenait à mon frère Hafiz.
- Quelle coïncidence ! Comment il va ton frère ?
- Il est mort dans les années 90. Dans son sommeil.

Et pendant 5mn, me parle de son frère et des souvenirs de guerres dans le coin. Et puis :
-       Tu es la fille de qui toi ?
-       Jean – Claude Boulos. Tu connais ?
-       Qui ne connaît pas ! Un grand grand homme. Il était très ami avec mon frère Hafiz. Que Dieu ait leurs âmes.

Je vois en écrivant le sourire de ma mère. Mon père était ami avec tout le monde, et depuis son décès, il a encore plus d’amis.

Et depuis cette conversation, nous sommes devenus « amis» Omar et moi.

Si pour une raison quelconque (voyage, manque de place…) je ne me gare pas dans l’impasse pendant quelques jours, il m’accueille avec un :
-       Hamdellah al salamé ! Où tu as disparu ? Allah Yer7am bayek (que Dieu ait l’âme de ton père). On en fait plus des comme ça ! C’était un grand ami de mon frère.

Immanquablement, l’accueil est le même. Et j’adore. Et immanquablement il enchaine sur le chantier du gratte-ciel « Sama Beirut » qui fera 50 étages. Juste en face du petit village.

-       Jusqu’où tu crois qu’ils vont arriver ?
-       Jusqu’au ciel, je réponds à chaque fois. Et à chaque fois il rit. Et ca me met de bonne humeur.

Et Omar n’est pas con. Omar a son avis à dire. Quand les « choses » vont mal au Liban (donc souvent), il y va de son : « Nous aurions du rester sous mandat français. Nous sommes trop nuls pour gouverner tout seul. Nous aurions été tous français, plus besoin de visa, et moi j’aurais parlé français comme un belbol (Belbol=moineau, expression libanaise voulant dire exceller dans la langue)

Je souris. Ceci dit, vu son âge, il aurait pu apprendre la langue à l’époque… surtout que selon lui son père aurait rencontré De Gaulle et aurait travaillé pour je ne sais plus quel officier ou diplomate français.

Et un jour, j’ai vu Omar faire les poubelles du quartier. Ca m’a fendu le cœur. Le lendemain, ne voulant pas lui donner de l’argent pour ne pas le blesser,  je lui demande si je pouvais faire quelque chose pour lui.  Immédiatement il me répond : « je voudrais des vêtements et des chaussures de chez ton père, Allah Yerhamo, on n’en fait plus des comme lui »
Il en a récupéré un tas…

Et ce matin, en me garant, sous ses directives bien précises, je me suis dite « je vais parler de lui dans mon blog.»
Après avoir salué l’âme de mon père et les hauteurs du gratte-ciel, je lui demande si je peux le prendre en photo. Tout excité, il accepte. Il reprend sa place sur le perron sur une chaise qui doit avoir son âge et me souris.
Je lui montre sa photo sur mon IPhone et il me sort une perle.
-       C’est incroyable ces machines. Toutes faites à l’étranger, tu sais. Et nous tout ce qui nous importe c’est de savoir si nous sommes chrétiens ou musulmans, sunnites ou chiites. Nuls je te dis, nous sommes nuls ! On n’arrivera nulle part. Rien que des incapables.

Omar, je t’adore. Je te souhaite une très longue vie à observer les étages qui poussent du gratte-ciel de Sodeco.





lundi 23 septembre 2013

QUI A EU CETTE IDEE FOLLE...


 
Ma promo...
... Un jour d'inventer l'école.

Je n’ai jamais été une fan de l’école. Rien que l’idée d’avoir à rester assise 7 heures sur un banc… et puis me farcir la physique, la chimie, les maths… alors que je n’étais attirée que par les cours de français, de théâtre et de sport. Et la récré pour m’amuser (en tout bien, tout honneur !) avec les garçons.  Je profitais de la récré pour jouer des sketches devant mes amis, faire de la photo et planifier le changement du monde en commençant par le système du Collège qui me supportait. Sous ma queue de cheval et mon air de fille comme il faut, j’en ai fait du bruit à l’école. D’ailleurs mes profs ne m’ont toujours pas oubliée !

A partir de demain, d'hier ou d'après-demain, les bienheureux vacanciers des 3 derniers mois, vont reprendre le chemin de l’école avec l’espoir de tomber sur des profs sympas qui ne crieront pas trop, ne puniront pas trop et ne donneront pas trop de devoirs. Des profs qui ne profiteront pas du jeune âge de leurs élèves et de leur innocence pour en faire leur souffre-douleur et déverser sur eux leur trop-plein de colère dû à leurs salaires insuffisant, les impôts augmentant, le voisin chiant et bien sûr à la classe bruyante. Il faut dire qu’avec un minimum de 30 gosses dans une classe, ils ont du mérite les instits. Vous dès que la salle de séjour se remplit de 4 mômes, vous sentez la migraine poindre. 

Et la migraine commence pour les mamans avec le jour où il faut couvrir les livres. Le meilleur moyen pour ne pas devenir enragée est de s’isoler dans une pièce au calme afin de ne pas se laisser perturber par des phrases comme :
- « C’est pas droit, maman »
- « Tu coupes comme tu te gares, de travers »
- « Chaque année tu insistes pour le faire, chaque année tu n'y arrives pas ! ».
Mais si vous répondez « fais-le toi, si t'es tellement expert », soudain toute la maisonnée est  atteinte du virus «pasletempsdelefaire», virus qui rend invisible !

Mais il faut avouer que la vie d’un gosse, ce n’est pas facile.

Le matin, le soleil lui-même ne s’est pas levé. Mais nos enfants si. En somnambules, sous les « Yalla fais vite » de la maman,  ils traversent les couloirs de la maison, s’habillent machinalement, avalent un petit déjeuner sans même s’en rendre compte, angoissent sur la récitation de la leçon d’histoire qu’ils n’ont pas vraiment comprise et puis descendent attendre l’autocar dans le froid. L’autocar est archi plein et il y a toujours un gosse plus grand pour hurler à l’oreille de votre aîné “ Il est amoureuuuuuuux, il est amoureeeeeeeeeeeeeheuuuux” parce qu’il s’asseoir toujours prés de la même fille. Pas facile de commencer les matins comme ça! Sans oublier un examen tous les trois mois, un contrôle tous les mardis matin, le brevet puis le bac… Non, ce n’est pas facile la vie d’un gosse.

Nous, “les grands”, nous poireautons au lit, les oreilles encore bourdonnantes des décibels de la boite de nuit de la veille. Nous prenons tout notre temps à la toilette, nous choisissons notre petit-déjeuner et puis nous allons au bureau en écoutant la station radio de notre choix. Tranquilles. Il y a bien une petite angoisse trois ou quatre fois par an quand il faut présenter un projet important, mais rien qu’une tasse de café ou un whisky bien tassé la veille ne peut pas faire passer. Vous vous imaginez si une fois par semaine nos patrons nous faisaient passer un contrôle d’aptitude avec des notes et qu’à chaque fois que nous arrivons en retard, que nous bavardions au bureau ou que nous donnions notre avis sans lever le doigt, ils nous faisaient recopier 100 fois: “je me tiendrais bien au travail?” Et si chaque matin on avait à enfiler un uniforme et être tous identiques, cheveux en queue de cheval, maquillage interdit, certains jeans permis d’autres non et j’en passe. Ça réduirait sérieusement les commérages sur les tenues et les décolletés pigeonnant!
Quand ils ont trop bossé, les adultes rentrent chez eux, balancent leurs chaussures, se mettent en short et s’affalent devant la télé un verre de bière dans une main et la télécommande dans l’autre. L’enfant pour autant d’heures de travail, rentre à la maison, doit se laver les mains et manger proprement ce qu’on lui sert, n’a pas le temps de se changer puisqu’il doit se remettre au travail et résoudre une page de problèmes de maths, retenir une poésie arabe qu’il ne comprend pas, s’abreuver de dates historiques qu’il n’aura pas tarder à oublier le trimestre d’après. Sans oublier l’imparfait du subjonctif du verbe “acquérir”, le verbe le plus sadique de la langue française. Et une fois les devoirs faits (sous la supervision souvent hystérique de la maman qui veut absolument que son petit soit premier et qu’il ait terminé son livre d’arabe avant Noël), l’élève doit enchainer avec un cours de ballet, de piano ou de taekwondo, alors que lui aimerait tout comme ses parents s’affaler devant Cartoon Network avec un coca glacé et un bol de pop corn.

Heureusement qu’il y a les grandes vacances, qui sont probablement, la plus belle période dans une vie. Et que Dieu merci, un jour on passe à l’âge adulte et qu’on peut enfin faire ce qu’on ne pouvait pas faire quand on était enfant.



samedi 21 septembre 2013

UNE CLAQUE MAGISTRALE

Une scène du film de Philippe.



J’ai la chance inouïe de compter parmi mes amis des rêveurs, des artistes, des idéalistes qui bougent,  qui créent, qui croient encore et fermement qu’avec l’art et la culture ont peut encore changer les choses, aller de l’avant. Et combien nous avons besoin d’eux…

L’un d’eux est un ami d’enfance. Philippe Aractingi. Réalisateur de cinéma, donc de rêves. Nous nous sommes connus en 1975. Au tout début de la guerre, au cours d’une colonie de vacances,  très loin dans la montagne, bien loin des tourments de la ville et des tambours de la guerre qui n’en finira pas. Nous avions, 10 – 12 ans ?  L’amitié est restée. Bâtie sur les souvenirs heureux.

Philippe m’a fait l’infime honneur de m’inviter à une projection très privée de sa dernière œuvre « Héritage ». Nous étions à peine 20. Ceux qui l’ont aidé à réaliser son rêve et quelques amis.  « Héritage » est, comme le décrit Philippe, « un roman autobiographique en images ». « Héritage » est comme je le décrirais, une œuvre cinématographique qui devrait être projetée dans chaque école, dans chaque classe, dans chaque maison. Un chef d’œuvre d’amour, d’authenticité. Une leçon d’histoire nécessaire.

Philippe a eu le courage de dire tout haut ce que nous tous ressentons et pensons tout bas.

Une claque magistrale. Un réveil brutal et en même temps très tendre. Pas d’acteurs mais la famille de Philippe de 1913 jusqu’à nos jours. Et en toile de fond, la guerre. La guerre. La guerre. Toutes les guerres qui ont forgées notre mémoire, notre peuple. Toutes les guerres, que notre mémoire refuse d’affronter, de digérer, de disséquer pour ne plus recommencer. Tout ce travail de mémoire que nous avons refusé de faire, préférant effacer rapidement tous les stigmates de la guerre, reconstruisant à une allure folle des immeubles qui éliminent tous nos repères, nous noyant dans l’alcool et des fêtes extravagantes pour nous donner une illusion de vie, une vie en sursis, une, à peine, survie.

En regardant ce documentaire, je me suis tellement rendue compte que notre génération, celle qui n’a connue que la guerre, a, comme l’a fait Philippe, un devoir urgent de parler à nos enfants de ces guerres. De ne plus l’occulter. D’exiger que l’histoire du Liban dans les écoles ne s’arrête pas en 1942. Si l’état refuse de créer des manuels scolaires incluant les guerres de 1958 à nos jours, (les jeunes ne connaissent même pas l’existence de la guerre des 3 mois de 1958 qui s’était terminée par le débarquement de la Navy américaine… oui déjà) nous avons d’autres moyens de raconter notre Histoire. Rien qu’avec le net.

Mes souvenirs de guerre me font encore mal. J’essaie depuis toujours de les enfouir au lieu de les affronter. En deux jours, j’ai eu droit au film de Philippe et à l’expo «  Génération War » au Biel, organisée par mon amie Katya Traboulsi, mettant en avant des photos d’autres amis d’enfance, Roger Moukarzel, Jacques Dabbaghian, Patrick Baz. D’autres rêveurs qui au lieu de porter les armes ont porté leurs appareils photos. Et, grâce à Tamyras, les ont réunis dans un livre. J’avais un nœud au ventre en regardant leurs photos. Photos poignantes.

Depuis rien n’a changé.
Mais nous les artistes de notre génération, les idéalistes dont on se moque, avons le devoir de ne pas abandonner et de continuer à vouloir changer les choses.


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*Philippe Aractingi est un réalisateur franco-libanais né en 1964. Autodidacte, il photographie très jeune le quotidien de la guerre civile au Liban et réalise son premier documentaire à l’âge de 21 ans. A une époque trouble, il se lance avec intuition dans un métier presque inexistant dans son pays.
En 1989, il quitte le Liban pour la France. Il s’ouvre au monde et réalise jusqu’en 2001 une vingtaine de films.
En 2001, Philippe Aractingi s’installe à nouveau au Liban. Avec « Bosta » (2005), son premier long-métrage de fiction, il propose un regard innovant sur le Liban en réalisant un film musical, une première pour le Liban d’après-guerre. Avec ses 140 000 entrées au Liban, chiffre record en 25 ans, ce road movie à la fois ludique et réaliste réconcilie les libanais avec leur cinéma et ouvre la porte à une nouvelle génération de films.
Lorsqu’en 2006, une autre guerre éclate au Liban, Philippe Aractingi, habitué à filmer dans l’urgence, décide de tourner son deuxième long-métrage. Filmé deux jours après la fin de la guerre, « Sous les Bombes» (2008) place deux comédiens professionnels au cœur du drame, dans le Sud du Liban, face aux vrais acteurs (civils, militaires, secouristes, etc.), qui incarnent leur propre rôle. Cette fiction à décor réel, qui mêle scènes improvisées et écrites, a été distribuée dans une vingtaine de pays1. « Sous les bombes » a été sélectionné aux festivals de Venise, Sundance et Dubaï et a remporté à ce jour 23 prix.
« Bosta » et « Sous les Bombes » ont tous les deux représenté le Liban aux Oscars.
Pour son troisième film, Philippe Aractingi prend le pari d’une nouvelle écriture, autobiographique. « Héritages, Mirath » (2013) raconte les exils de sa propre famille, sur quatre générations et cent ans d’histoire.
Dans un pays où les études de cinéma n’existaient pas, Philippe Aractingi s’est inventé et construit réalisateur. Film après film, il est sans cesse à la recherche de la nouvelle forme cinématographique, entre fiction au réel, qui pourra représenter cette région du Moyen-Orient où le chaos se mélange à l’ordre et le drame à la joie. (from Wikipedia)